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Revision as of 18:00, 1 January 2020

Date 7/19 October 1878
Addressed to Bogomir Korsov
Where written Moscow
Language French
Autograph Location Klin (Russia): Tchaikovsky State Memorial Musical Museum-Reserve (a3, No. 241)
Publication П. И. Чайковский. Полное собрание сочинений, том VII (1962), p. 419

Text and Translation

French text
(original)
English translation
By Brett Langston
Cher ami!

Voici l'air que je Vous ai promis. Чем богат, тем и рад. S'il ne Vous convient pas, c'est que, comme je V[ou]s en ai prévenu, j'ai été loin tout ce temps-ci d'être bien disposé pour la composition. Je pars ce soir pour Pétersbourg. On me dit que V[ou]s avez été très applaudis hier dans «l'Guillaume Tell». Je suis charmé de Vos succès. De grâce, tâchez d'obtenir que Bevignani se donne la peine de conduire l'orchestra dans «l'Опричник». C'est ingrât. Merten s'est donné beaucoup de péine pour le monter il y a trois ans. Mais entre le Merten d'autrefois et le Merten d'aujourd'hui il y a une grand différence.

Adieu, cher ami. Je Vous souhaite beaucoup de succès.

Votre affectionné,

P. Tchaikovsky

Il y a deux couplets dans l'air. Il doit être chanter après les paroles du chœur: «свет свой на нас он льёт», page 100 de la partition de piano, premiere ligne, 4-me mesure.

Dear friend!

Her is the aria that I promised you. What riches and happiness. If it is unsuitable for you, then I did warn you that for some time I have not been disposed towards composition. I am leaving for Petersburg this evening. I am told that you were very much applauded in "Guilliaume Tell" yesterday. I am delighted with your success. Be so kind as to try to ensure that Bevignani takes the trouble to conduct the orchestra in "The Oprichnik". This is ungrateful of me. Merten went to a lot of trouble to mount it three years ago. But there is a great deal of difference between the Merten of yesteryear, and the Merten of today.

Until we meet, dear friend. I wish you lots of success.

Your affectionate,

P. Tchaikovsky

There are two couplets in the aria. It must be sung after the words of the chorus: "he pours his light on us", page 100 of the piano score, first line, 4th bar.